Artistes cherchent subventions : « Je fais de la suppléance pour gagner ma vie »
Comme ailleurs au Québec, les artistes de l’Abitibi-Témiscamingue somment le gouvernement d’augmenter à 200 M$ par an le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Ces fonds sont jugés nécessaires pour sortir les artistes de la précarité et leur permettre de vivre de leur art. Une quarantaine de manifestants, dont plusieurs artistes, étaient réunis samedi matin devant le bureau de Daniel Bernard à Rouyn-Noranda afin de porter ce message. Pour plusieurs personnes rencontrées, il s'agit autant d'une question de financement que d'une question de dignité. Elle-même a dû récemment renoncer à un projet mettant en scène l'œuvre de Raôul Dugay. Les artistes de l'Abitibi-Témiscamingue ne sont pas seuls à plaider pour une augmentation du financement du CALQ. Cette revendication est portée par 21 organismes, dont l’Union des artistes et le Conseil québécois du théâtre. Outre Rouyn-Noranda, des manifestations ont également été organisées dans plusieurs villes, comme Montréal, Québec, Sherbrooke et Chicoutimi. Présent à la manifestation, le conseiller municipal de Rouyn-Noranda et président du comité culturel soutient que la municipalité dresse actuellement un portrait du milieu des arts et de la culture afin de cerner les besoins et d'identifier les organismes culturels qui sont en difficulté. Il prévient toutefois que les villes ne pourront pas combler à elles seules le financement des arts, ce pourquoi il enjoint Québec à assumer pleinement ses responsabilités. Cette année, le budget du CALQ, qui gère la répartition du financement provincial versé au milieu culturel, s'élevait à 161 M $.Ça fait 40 ans que je fais ce qui me passionne. Je n'ai pas l'intention d'abandonner, mais, en ce moment, je fais de la suppléance dans les écoles primaires. Il faut que je gagne ma vie
, alerte la comédienne et metteuse en scène, Louise Lavictoire.
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